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HISTORIQUE
DE LA VALEUR LOCATIVE
Nouveau,
VDFisc vient de vous mettre à disposition, une calculette pour
déterminer votre valeur locative :
Calcul de la valeur locative
Fiscalité
fédérale (source : http://www.estv.admin.ch/data/ist/f/index.htm)
2.11. Changement de système
d'imposition de la propriété du logement
_________________________________________________________
Le changement de système
d'imposition de la valeur locative est un des points du train de mesures
fiscales
approuvé par le Conseil fédéral le 13 mars 2000.
En effet, l'imposition de la
propriété du logement à usage personnel fait depuis des années l'objet de
débats politiques. Considérée du point de vue de l'équité fiscale,
l'imposition de la valeur locative est correcte : la plupart des critiques ne
concernent donc pas le système en soi, mais les conséquences
qu'il
implique pour certains groupes de personnes (par ex. les rentiers qui ont amorti
leurs hypothèques).
En février 1999, l'initiative
"Propriété du logement pour tous" a été rejetée par le peuple et
les cantons, principalement en raison de
considérations liées à la politique budgétaire. À la suite du vote, le Chef
du Département fédéral des finances
(DFF) a institué une locative/changement
de système" (KES) chargée de
revoir l’imposition de la valeur locative et de proposer
des solutions respectant la Constitution et n’ayant pas d'incidences sur le
niveau des recettes fédérales.
En avril 2000, la KES a remis son
rapport et s'est prononcée pour un changement total du système,
impliquant
un renoncement tant à l'imposition de la valeur locative qu'à la possibilité
de déduire les intérêts hypothécaires
et les frais d'entretien.
La procédure de consultation a
été lancée le 15 mai et s'est terminée le 15 juillet. Elle portait sur le
rapport de la KES, un questionnaire concernant le
changement de système, un aperçu des modifications
de la LIFD et de la LHID qui seraient nécessaires et sur un avis de la
Commission de l’économie et des
redevances du Conseil national (CER-N).
Si les résultats de cette
consultation montrent que cette question ne fait pas l’unanimité parmi les
participants, la majorité des cantons et tous les
partis gouvernementaux admettent le principe du changement
de système. C’est pourquoi le Conseil fédéral préconise un changement de
système basé sur l’abolition de l’imposition
de la valeur locative. Du même coup, la déduction des intérêts
hypothécaires
pour le logement occupé par son propriétaire serait supprimée, ce qui
garantirait l’égalité de traitement
prescrite par la Constitution entre les propriétaires fonciers d’une part, et
entre les propriétaires fonciers et les
locataires d’autre part.
Message sur le train de mesures
fiscales 2001
________________________________________
(du 28 février 2001)
Le 28 février 2001, le Conseil
fédéral a soumis au Parlement un message englobant la réforme de
l'imposition
du couple et de la famille, la révision du droit de timbre de négociation et
les nouvelles mesures
d'imposition de la propriété du logement.
Le projet contient également une
modification de la LHID selon laquelle toute nouveauté introduite en
matière
d’IFD devrait aussi être reprise ou accordée par tous les cantons. Seul le
principe est toutefois mentionné, et non
pas les montants.
Les Chambres fédérales devront
fixer la date d’entrée en vigueur de ces modifications. Les cantons
disposeront
alors d’un délai de cinq ans pour adapter leur législation.
Après examen des résultats de la
procédure de consultation, le Conseil fédéral a approuvé l'orientation
générale du modèle élaboré par la KES et
propose les réformes suivantes, comprenant également des
mesures
d’appoint pour les nouveaux propriétaires, prises dans le but de promouvoir l’accès
à la propriété du logement :
· Abolition de l'imposition de
la valeur locative.
· Suppression de la déduction
accordée pour les «intérêts hypothécaires», à savoir les
intérêtsdes dettes privées destinées à financer les logements occupés par
leurs propriétaires.
· Limitation de la
déductibilité des autres intérêts passifs privés, qui ne seront
dorénavant déductibles que jusqu’à
concurrence du rendement brut imposable de la fortune (selon le système
actuellement
en vigueur, la totalité des intérêts des dettes privées - y compris les
intérêts hypothécaires - peuvent être
déduits à concurrence du rendement imposable de la fortune,
augmenté
d’un montant de 50'000 francs).
· Suppression de la déduction
illimitée pour les frais d'entretien des immeubles et maintien
d'une
déduction limitée des frais d'entretien apériodiques (jusqu'à un
montant maximal de 65'000 francs en cinq
ans). Cette déduction limitée des frais d’entretien devrait permettre de
tenir compte d’une part de l’obligation
constitutionnelle de promouvoir et de sauvegarder la propriété du
logement,
et d’autre part des mesures prises en faveur de la protection de l’environnement,
des économies d’énergie et de la
restauration des monuments historiques.
· Introduction,
pour les nouveaux propriétaires, d’une déduction dégressive des intérêts
des dettes privées liées à la
résidence principale (10’000
francs la première année, 9’000 francs la deuxième année, etc.).
· Introduction d'une
déduction sur l'épargne logement dans le cadre du 3e pilier A : une
déduction plus élevée sera accordée aux
personnes susceptibles d'épargner en vue d'acquérir un logement, à savoir les
personnes de moins de 45 ans.
· Adoption d'une
réglementation transitoire : afin que les propriétaires de logement
(actuels et futurs) et les cantons puissent
prendre leurs dispositions, le changement de système ne doit entrer
en
vigueur que plusieurs années après l'adoption de la réforme. L'entrée en
vigueur est ainsi prévue au 1er janvier
2008.
· Possibilité
pour les cantons d’instituer un impôt complémentaire sur les résidences
secondaires afin
de compenser les inconvénients découlant de l’abolition de l’imposition de
la valeur locative pour certains cantons.
En raison de la nécessité de
prendre des mesures d’appoint, la diminution des recettes serait comprise
entre 85 et 105 millions de francs par an (part de la Confédération au produit
de l’impôt fédéral direct, sans compter celle des cantons).
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Délibérations parlementaires
________________________
- 2001, 26/27 mars : la Commission
de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-N)
procède
à un premier examen de ce train de mesures et renvoie le projet à une
sous-commission.
- 2001, 23/24 avril : la CER-N
décide de réunir les projets touchant à l’imposition des couples et de
la famille, l’imposition des sociétés et le
droit de négociation ainsi que la fiscalité des entreprises
dans
un arrêté fédéral unique ( = projet «allégements fiscaux»), et de traiter
séparément le problème de l’imposition
du logement habité par son propriétaire (= projet «changement de
système
d’imposition de la propriété du logement»).
- 2001, 30 août : la CER-N met un
terme à ses délibérations et apporte de profondes modifications
au
projet du Conseil fédéral. Par 13 voix
contre 4 et 8 abstentions, elle refuse en effet de changer complètement le
système de l’imposition de la
propriété immobilière et décide de maintenir l’imposition de la valeur
locative et la déduction des intérêts
des dettes privées que le Conseil fédéral voulait limiter, tout en apportant
quelques corrections favorables aux propriétaires
:
· La valeur locative devrait
être fixée uniformément à 60 % de la valeur du marché, tant pour l’IFD
que pour les impôts cantonaux (contre 70 % actuellement pour la Confédération
et 60 à 80 % dans les cantons), mais elle
pourrait être encore réduite pour les cas de rigueur, tels que
par
exemple les rentiers ne disposant que d’un revenu minimum.
· La valeur locative devrait
être diminuée de moitié pour les nouveaux propriétaires pendant les
six
premières années après l’acquisition du premier logement (proposition
acceptée par 12 voix contre 10).
· La déduction des frais d’entretien
immobiliers subsiste sans changement, la «pratique Dumont»
faisant l’objet d’une précision.
· La déduction des intérêts
passifs est également maintenue, dans le cadre de la législation
actuelle
(IFD + LHID : jusqu’à concurrence du rendement imposable de la fortune,
augmenté d’un montant de 50'000 francs).
· Encouragement de l’accès à
la propriété : la CER-N recommande en outre d’accorder aux
contribuables
– sous certaines conditions - la déduction des versements opérés sur un
compte d’épargne logement, pour un montant
annuel maximum de 12'000 francs (24'000 frs pour
les mariés) et cela pendant une période de dix ans au plus. Si ces fonds ne
devaient pas être utilisés pour un achat
immobilier, un rappel d’impôt serait opéré.
La perte de recettes découlant de
ces mesures se monte maintenant à 265 millions au total, dont
185
millions pour la Confédération et 80 millions pour les cantons à titre de
perte de leur part d’IFD (selon projet
initial du Conseil fédéral : 140 millions au total, dont respectivement 85 et
35 millions). En plus des sommes perdues
sur leur part d’IFD, les cantons encaisseront en outre probablement
plusieurs
centaines de millions de francs d’impôts cantonaux en moins.
- 2001, 26 septembre : à une
seule voix de majorité, le Conseil national refuse de suivre la
proposition
de sa commission qui voulait maintenir – tout en l’aménageant - le système
actuel de l’imposition de la valeur
locative. Il se prononce donc en faveur du changement de système tel qu’il
avait été proposé par le Conseil fédéral,
tout en lui apportant quelques amendements non négligeables.
C’est ainsi que par 86 voix
contre 85 et 2 abstentions, le Conseil national a accepté un système
proposé
par un porte-parole des propriétaires :
· L’imposition de la valeur
locative est abolie ;
· Les intérêts des dettes
privées liées aux immeubles occupés par le propriétaire (par ex. les
intérêts
hypothécaires) ne pourront dorénavant plus être déduits ;
· Les autres intérêts des
dettes privées seront dorénavant déductibles jusqu’à concurrence du
montant du rendement brut imposable de la fortune.
Toutefois, les intérêts des dettes contractées
par une personne physique pour financer un prêt en faveur d’une PME peuvent
être déduits intégralement.
· Les frais d’entretien
effectifs de l’immeuble dont le propriétaire se réserve l’usage (domicile
principal) sont déductibles pour la part qui
dépasse 4'000 francs et cela sans plafond.
· Les nouveaux propriétaires se
voient accorder une déduction forfaitaire de 15'000 francs
(7'500
frs pour les personnes seules) par année pour leurs intérêts passifs, et cela
durant les cinq ans qui suivent l’acquisition
de leur logement, déduction qui sera ensuite réduite
progressivement
de 1/5 par année.
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Avec la version retenue, la
facture s’élève au total pour l’IFD à près de 280 millions (dont 195
pour la Confédération et 85 pour les
cantons) contre 90 selon le projet initial (65 + 25), sans compter les
pertes
que les cantons devront concéder, évaluées à quelques 800 millions.
Le Conseil national accorde
également des allégements fiscaux en faveur de l’épargne logement,
en
ce sens que les contribuables âgés de moins de 45 ans pourront déduire les
versements opérés sur un compte d’épargne
logement, pour un montant annuel maximum de 12'000 francs
par
personne (mariés = 24'000 frs) cela pendant une période de dix ans au plus. Si
ces fonds ne devaient pas être utilisés
pour un achat immobilier, un rappel d’impôt serait opéré.
Cette mesure aura pour
conséquence des pertes de recettes supplémentaires de l’ordre de 50
millions
de francs par an (Confédération 35 millions et cantons 15), soit 20 millions
de pertes de plus que le projet initial du
Conseil fédéral.
Au vote sur l’ensemble, le
projet B, concernant le changement de système d’imposition de la
propriété
du logement, est approuvé par 75 voix contre 60 et 18 abstentions.
Le projet passe maintenant au
Conseil des Etats. Le modèle d’épargne
logement fera encore l’objet d’une procédure de consultation auprès des
cantons avant que le projet ne passe devant le
Conseil des Etats.
- 2001, 26 octobre: . La
commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E)
estime
que le Conseil national a prévu trop d'allègements fiscaux.
La
CER-E est entrée en matière par 8 voix contre 3 sur le projet B (imposition de
la propriété du logement), mais désire
encore se pencher de manière approfondie sur l'imposition de la famille,
domaine dans lequel le National a également
largement augmenté les pertes pour le fisc. Elle
poursuivra l'examen de détail le 17 décembre.
- 2002, 21 février : la CER-E
parvient à la conclusion que la réforme de l’imposition de la famille
requiert encore d’autres éclaircissements qu’elle
demande à l’AFC. Elle ne pourra donc plus présenter
ses propositions au Conseil des Etats avant la session d’été, de sorte que
le nouveau mode d’imposition de la
famille (= projet A) ne pourra pas entrer en vigueur au début de 2003,
mais
au plus tôt au 1er janvier 2004.
En ce qui concerne le 3e volet du
train de mesures, à savoir la réforme de l’imposition de la
propriété
du logement (= projet B), la CER-E a déjà voté l’entrée en matière mais
elle en a repoussé l’examen article par
article afin de traité en priorité les deux autres volets.
- 2002, 3 mai : la CER-E poursuit
son examen de la réforme de l’imposition de la propriété du
logement.
D’après son président, aucune décision n’a encore été prise, mais la
tendance qui se dégage serait plutôt à
un statu quo (= maintien du système d’imposition de la valeur locative et
déduction des intérêts hypothécaires) avec
quelques améliorations.
- 2002, 23 mai : la CER-E entame l’examen
de détail du projet de réforme de l’imposition du logement
dans le cadre d’une première lecture. Par
9 voix contre 3, la majorité de la commission se prononce contre le changement
de système (abolition de la valeur
locative) préconisé par le Conseil fédéral et le Conseil national et décide
de poursuivre ses délibérations en
conservant le système actuel (prise en considération de la valeur
locative)
tout en proposant des allégements ciblés.
En matière d’IFD, la commission
propose d’imposer la valeur locative à raison des 2/3 de la valeur
du
marché. Il conviendrait en outre de renoncer à toute réduction de la valeur
locative pour les nouveaux propriétaires,
de même qu’en cas de sous-utilisation .
La commission a en outre demandé
à l’AFC des informations supplémentaires relatives aux
différentes
variantes en discussion (changement de système ou amélioration du système)
ainsi qu’une proposition visant à
éviter des cas de rigueur, par ex. lors d’une relation manifestement
disproportionnée
entre la valeur locative et le revenu. L’AFC devra également présenter une
solution visant à éviter toute valeur locative
négative.
Aucune décision n’a été prise
quant à l’épargne-logerment et les éventuels liens avec la LHID.
La seconde lecture du projet aura
lieu après la pause d’été, afin que le projet de loi puisse être si
possible soumis lors de la session d’automne au
Conseil des Etats, cela en même temps que les deux
autres parties du paquet fiscal.
- 2002, 23 août : la CER-E met un
terme à ses délibérations concernant la réforme de l’imposition
de
la propriété du logement.
Par 9 voix contre 3, elle propose
de renoncer à un changement de système - jugé trop coûteux -
et
de maintenir l’imposition de la valeur locative en l’aménageant de
quelques améliorations (= «statu quo
amélioré»). Elle veut donc maintenir la valeur locative que le Conseil
national avait supprimée (cf. 26
septembre 2001) tout en la réduisant à 60 % de la valeur de marché, selon
la règle «Valeur de marché moins 40 %».
Dans les cas de rigueur
(disproportion coûts/liquidités), elle pourrait même être réduite d’un
tiers au maximum.
La déduction pour l’épargne-logement
devrait être réalisée dans le cadre du 3e pilier A (= selon
projet
du Conseil fédéral).
Ces mesures devraient entraîner
une perte de recettes de 170 millions de francs pour l’IFD.
Une minorité de la commission
propose de changer le système d’imposition et de suivre dans une
large
mesure le Conseil fédéral (pertes fiscales : 185 millions pour l’IFD).
Le projet ne sera pas soumis au
plénum du Conseil des Etats avant la session de décembre, car la
CER-E
veut d’abord consulter les cantons.
- 2002, 12 septembre : la CER-E
auditionne une délégation de la Conférence des Directeurs
cantonaux
des finances, laquelle s’est exprimée en faveur de sa solution proposée le
23 août (= pas de changement de système
– maintien du droit en vigueur avec quelques correctifs tels
qu’une
imposition de la valeur locative à 60 % de la valeur du marché), cela
notamment pour des raisons financières
(pertes limitées à 170 millions de francs en matière d’IFD par rapport aux
480 millions selon la version préconisée
par le Conseil national).
Au vote final, la CER-E approuve
par 6 voix contre 5 son projet sans le modifier.
Une minorité de la commission
maintient toutefois sa proposition de changement de système avec
des
pertes fiscales de l’ordre de 185 millions de francs.
- 2002, 2 octobre : par 23 voix
contre 13, le Conseil des Etats se rallie à sa commission et rejette
l’idée
de changement de système. Il rejette ainsi le projet du Conseil fédéral
visant à supprimer la valeur locative et
se prononce donc en faveur du maintien du système en vigueur tout en
l’adaptant
sur certains points (= «statu quo amélioré») :
· La valeur locative devrait
dorénavant être fixée à 60 % de la valeur du marché, contre 70 %
en
moyenne aujourd’hui (une proposition socialiste de compromis suggérant de la
fixer à 66 % a été rejetée par 24 voix
contre 5) ;
· Le principe de la déduction
des frais d’entretien, des primes d’assurances et des frais
d’administration
par des tiers est maintenu, moyennant quelques exceptions ;
· Les intérêts hypothécaires
peuvent être déduits, selon le droit actuel, soit jusqu’à concurrence
du rendement imposable de la fortune, augmenté de
50'000 francs ;
· Pour les cas de rigueur, la
valeur locative pourrait être réduite au maximum de la moitié ;
· L’épargne-logement sera
encouragée par des allégements fiscaux dans le cadre de la
prévoyance
individuelle liée (3e pilier A).
Ces mesures devraient entraîner
une perte de recettes d’environ 170 millions de francs pour l’IFD
(décisions
du Conseil national = 480 millions ; projet initial du Conseil fédéral = 190
millions).
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- 2002, 3 octobre : par 21 voix
contre 17, le Conseil des Etats décide de reconstituer un seul
«paquet
fiscal», en réunissant à nouveau en un
seul arrêté fédéral les projets A (imposition de la
famille),
B (imposition de la propriété du logement) et C (révision des droits de
timbre).
Au vote sur l’ensemble, le
projet ainsi ficelé est accepté par 32 voix sans opposition.
Le
projet retourne au Conseil national pour l’élimination des divergences.
- 2002, 29 octobre : par 15 voix
contre 8, la CER-N préconise une nouvelle fois le changement de
système
(abolition de la valeur locative et de la déduction des intérêts passifs
relatifs au logement) et maintient donc une
profonde divergence avec le Conseil des Etats.
La CER-N n’a en revanche pas
rediscuté des propositions de détail du changement de système
telles
que le Conseil national les avait approuvées l’année dernière (cf. 26
septembre 2001).
Elle a par contre examiné les
diverses améliorations du système actuel qui ont été proposées par
le
Conseil des Etats, cela dans le cas où le Conseil national ne serait tout à
coup plus favorable au changement de
système mais se prononcerait lui aussi en faveur du maintien du statu quo.
Dans cette hypothèse, la CER-N
créerait quelques divergences, dont la plus importante concerne
le
fait qu’elle donne sa préférence (par 13 voix contre 9) au modèle dit de
Bâle-Campagne en ce qui concerne l’épargne-logement.
- 2002, 2 décembre : le Conseil
national maintient, par 106 voix contre 75, son ancienne
décision
(cf. 26 septembre 2001) en faveur du changement de système (
valeur locative complété de diverses mesures d’accompagnement
(déduction des frais immobiliers qui dépassent
4'000
francs et déduction des intérêts hypothécaires durant les 10 premières
années, avec un maximum de 15'000 francs
par an pour les couples mariés durant les cinq premières années,
plafond
ensuite dégressif pendant les cinq années suivantes).
Avec la version retenue, les
pertes de recettes attendues en matière d’IFD s’élèvent au total à près
de 430 millions (dont 300 pour la Confédération
et 130 pour les cantons) contre les 165 selon le projet
initial du Conseil fédéral (115 + 50).
En ce qui concerne la déduction
pour l’épargne-logement, le Conseil se prononce, par 104 voix
contre
72, en faveur du modèle de BL (pertes de recettes fiscales en matière d’IFD
estimées à 50 millions (dont 35 pour la
Confédération et 15 pour les cantons) au lieu des 25 millions (20 + 5)
selon
le projet du Conseil fédéral).
Au total, les diminutions de
recettes en matière d’IFD se montent donc maintenant à 480 millions
(soit
335 millions pour la Confédération et 145 pour les cantons), sans compter les
pertes que les cantons devront concéder
sur leurs propres impôts, évaluées à quelque 800 millions.
Il
y a donc là une divergence fondamentale par rapport au Conseil des Etats.
Le projet retourne au Conseil des
Etats pour l’élimination des dernières divergences.
- 2003, 17 mars : par 24 voix
contre 15, le Conseil des Etats confirme sa position 2002) qu’il renonce une nouvelle
fois à changer de système concernant l’imposition de la propriété du
logement.
Il désire en effet poursuivre l’imposition
de la valeur locative, tout en ramenant celle-ci à 60 % de la
valeur
du marché. Cette modification aurait pour conséquence des pertes financières
limitées à 145 millions de francs (dont
100 pour la Confédération et 45 pour les cantons) au lieu des 430
millions
découlant du changement de système préconisé par le Conseil national (300
pour la Confédération et 130 pour les
cantons).
En matière d’épargne-logement,
le Conseil des Etats propose également de s’en tenir à la variante
décidée
précédemment et défendue par le Conseil fédéral, à savoir l’épargne
logement à travers le pilier 3a (= pertes
fiscales de l’ordre de 25 millions de francs, soit 20 pour la Confédération
et 5 pour les cantons) au détriment du
projet du Conseil national (modèle d’épargne-logement inspiré
du
modèle de Bâle-Campagne, qui engendre des pertes de recettes de l’ordre de
50 millions, dont 35 pour la
Confédération et 15 pour les cantons).
- 2003, 31 mars : la CER-N refuse
de céder sur l’imposition du logement. Elle maintient deux
divergences
subsistent, dont l’une est non seulement importante mais fondamentale :
-
Par 13 voix contre 11, la
commission appelle en effet le plénum à camper sur ses positions et
à supprimer à l’horizon 2008 l’imposition
de la valeur locative (= changement de système ).
-
Par 13 voix contre 10, la
commission rejette également la version du Conseil des Etats
s’agissant
de l’épargne-logement et s’en tient à sa solution, plus généreuse.
Au total, le volet logement du
paquet fiscal entraînerait un manque à gagner de 480 millions dans
la
version du Conseil national et de 170 millions dans celle du Conseil des Etats.
Le président de la commission a
relevé que la divergence de fond qui oppose les deux Conseils
pourrait
mettre en danger l’ensemble du paquet fiscal, prévu pour entrer en vigueur au
1er janvier 2004.
Selon lui, si aucune des Chambres
ne fait de concession, l’imposition du logement pourrait
terminer
en conférence de conciliation. Ce volet pourrait alors être biffé mais en cas
de compromis boiteux, il pourrait
entraîner tout le paquet fiscal dans sa chute en votation finale.
Pour éviter un tel risque, une
minorité de la commission a souhaité de séparer clairement le volet
«
famille » du volet « logement ». Par 10 voix contre 7 et 6 abstentions, la
commission a toutefois refusé de suivre
cette proposition.
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- 2003, 8 mai : lors de la procédure d’élimination des
divergences, le Conseil national se rallie largement à sa commission et
maintient toutes les divergences par rapport aux dernières décisions du Conseil
des Etats :
· Par 111 voix contre 72 et 2 abstention, il campe sur ses
positions et décide de supprimer à l’horizon 2008 l’imposition de la valeur
locative (= changement de système ).
· Par 99 voix contre 80, il s’en tient à sa solution s’agissant
de l’épargne logement (modèle BL), plus généreuse que celle adoptée par le
Conseil des Etats.
Le projet retourne donc au Conseil des Etats. Dans le cas où
celui-ci maintiendrait ces divergences au deuxième tour de la navette entre les
Conseils, elles devront faire l’objet d’une conférence de conciliation.
· 2003, 3 juin : à la surprise générale et contrairement à la
proposition de sa commission, le Conseil
des Etats accepte, par 23 voix contre
20, le changement de système (= abolition de l’imposition de la valeur
locative).
Par 20 voix contre 18 et contre l’avis du Conseiller fédéral
Villiger, il admet également que les propriétaires puissent déduire leurs frais
d’entretien dans la mesure prévue par le Conseil national. S’agissant en
revanche de la déduction des intérêts passifs, le Conseil des Etats se prononce
pour une version moins onéreuse que celle du Conseil national, à savoir 10’000
francs la première année, 9’000 francs la deuxième année, etc. (= selon projet
initial du Conseil fédéral).
En ce qui concerne la déduction pour l’épargne ogement, il s’en
tient aussi à sa solution plus restrictive et rejette une nouvelle fois le
modèle BL.
Compte tenu des divergences qui subsistent, une Conférence de
conciliation s’impose.
- 2003, 5 juin : lors de la Conférence de conciliation,
les représentants des deux Conseils proposent le compromis suivant en matière
d’imposition de la propriété du logement :
· L’abolition de la valeur locative étant maintenant établie, la
préférence est donnée à la version plus généreuse du Conseil national concernant
la déduction des intérêts passifs pour les nouveaux propriétaires (décision
prise par 16 voix contre 10) :
= Les nouveaux propriétaires pourront déduire les intérêts
passifs à hauteur de 7'500 francs (15'000 frs. pour le couple) pendant les cinq
premières années. A la suite de quoi ces montants seront réduits de 20 % par an.
= Les frais d’entretien effectifs pourront être déduits
intégralement pour la part qui excède 4'000 francs.
Ces solutions entraîneront des pertes de recettes en matière d’IFD
de l’ordre de 430 millions de francs, dont 300 pour la Confédération et 130 pour
les cantons (projet du Conseil fédéral :pertes limitées à 165 millions, dont 115
pour la Confédération et 50 pour les cantons). Quant aux diminutions de recettes
prévisibles en matière d’impôts cantonaux et communaux découlant du changement
de système, elles n’ont pas pu être chiffrées avec précision, mais pourraient –
selon certaines estimations – avoisiner le milliard de francs.
· En manière d’encouragement de l’épargne-logement, la déduction
accordée ne devrait pas se faire dans le cadre du pilier 3 a mais devrait être
équivalente au double de la déduction admise pour le 3e pilier a (= modèle du
Conseil national ; décision prise par 15 voix contre 10 avec 2 abstentions).
La diminution de recettes concernant l’IFD découlant de cette
mesure a été estimée à 50 millions de francs, dont 35 millions pour la
Confédération et 15 millions pour les cantons (projet du Conseil fédéral : 25
millions, dont respectivement 20 + 5)
Ces propositions de la Conférence de conciliation sont
maintenant transmises aux deux Conseils.
Si l’une des deux Chambres les refuse, l’ensemble du projet
passera à la trappe.
- 2003, 13 juin : par 91 voix contre 59 et 8 abstentions, le
Conseil national accepte le projet de réforme de l’imposition de la famille
tel qu’il a été présenté par la conférence de conciliation.
- 2003, 17 juin : par 26 voix contre 12, le Conseil des Etats
accepte à son tour le projet présenté par la Conférence de conciliation.
- 2003, 20 juin : la Loi
fédérale sur la modification d’actes législatifs concernant l’imposition du
couple et de la famille, l’imposition du logement et les droits de timbre
est accepté en votations finales par les
Chambres fédérales, soit par 97 voix contre 69 au Conseil national et par 30
voix contre 13 et 2 abstentions au Conseil des Etats.
En ce qui concerne l’imposition de la propriété du logement, les
nouveautés en matière d’impôt fédéral direct peuvent être résumées comme suit :
· L’imposition de la valeur locative du logement occupé par son
propriétaire est abolie.
· La part des intérêts des dettes privées afférents aux
immeubles occupés par le propriétaire ne pourra dorénavant en principe plus être
déduite.
· Les nouveaux propriétaires se voient cependant accorder une
déduction forfaitaire de 15'000 francs (7'500 frs pour les personnes seules) par
année pour leurs intérêts hypothécaires, et cela durant les cinq ans qui suivent
l’acquisition de leur logement, déduction qui sera ensuite réduite
progressivement de 1/5 par année.
· Les frais d’entretien effectifs de l’immeuble dont le
propriétaire se réserve l’usage (domicile principal) sont déductibles pour la
part qui dépasse 4'000 francs et cela sans plafond. Les frais d’entretien d’une
résidence secondaire ne peuvent en revanche pas être déduits.
· Les personnes qui épargnent dans le but d’acquérir leur
logement pourront déduire l’équivalent du double de la déduction admise pour le
3e pilier a, soit environ 12’000 francs pour un célibataire et 24’000 francs
pour un couple.
· Les autres intérêts des dettes privées seront dorénavant
déductibles jusqu’à concurrence du montant du rendement brut imposable de la
fortune. Toutefois, les intérêts des dettes contractées par une personne
physique pour financer un prêt en faveur d’une PME peuvent, à certaines
conditions, être déduits intégralement.
Toutes les modifications prévues en matière d’IFD s’appliquent
par analogie aussi pour la LHID. Cela signifie que les cantons devront eux aussi
supprimer l’imposition des valeurs locatives tout en maintenant certaines
déductions. Les cantons devront en outre introduire un nouvel impôt sur les
résidences secondaires : prélevé auprès des personnes physiques domiciliées hors
du canton, cet impôt sera calculé sur la base de la valeur brute de l’immeuble,
à un taux n’excédant pas 1 % de cette valeur. La résidence secondaire et le
produit de sa location éventuelle seront en outre imposables au titre des impôts
sur le revenu et sur la fortune, au domicile des personnes physiques. Une double
imposition sera toutefois évitée.
Les cantons devront adapter leur législation d’ici le 1er
janvier 2008.
Sous réserve de l’aboutissement d’un référendum, l’entrée en
vigueur de ces différentes mesures est prévue pour le 1er janvier 2008.
En matière d’IFD, les pertes de recettes prévues découlant de
ces mesures sont de l’ordre de 480 millions de francs (dont 335 pour la
Confédération et 145 pour les cantons), montants largement supérieurs aux sommes
prévues dans le projet initial du Conseil fédéral (respectivement 190, 135 et
55), dus aux déductions plus généreuses accordées par le Parlement.
La future généralisation à tous les cantons du changement de
système concernant l’imposition de la propriété du logement (abolition des
valeurs locatives) entraînera en outre pour les impôts cantonaux et communaux
des pertes de recettes évaluées entre 1,1 et 1,3 milliard de francs. A cela
viennent s’ajouter un montant de 510 millions à titre de quote-part cantonale
aux moindres recettes de l’impôt fédéral direct découlant du « Paquet fiscal »
proprement dit (soit 145 millions s’agissant du changement de système
d’imposition du logement et 365 millions pour ce qui est de la réforme de
l’imposition de la famille) ainsi qu’un manque à gagner encore difficilement
estimable provenant par l’application dans tous les cantons de la méthode du
splitting.
A tel point que selon certaines estimations cantonales tenant
compte en plus d’effets indirects évalués à quelque 500 millions.
En tenant compte de certaines estimations cantonales quant aux
effets indirects de ces mesures, évalués à quelque 500 millions, Mme la
Conseillère d’Etat Eveline Widmer-Schlumpf, directrice des finances du canton
des GR a évoqué une perte globale de recettes pour les cantons et les communes
qui pourrait s’élever à 2,5 milliards de francs…
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de la page
- 2003, 20 juin : la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC)
décide à l’unanimité de recommander aux cantons d’étudier la possibilité de
lancer un référendum cantonal. De l’avis de la CdC, ce train de mesures fiscales
est tout simplement insupportable pour les cantons.
C’est avant tout la suppression de la valeur locative combinée
avec le maintien d’un certain nombre de déductions qui passe très mal auprès de
la CdC, tant sur le fond que sur la forme. Même au prix de l’échec de tout le
paquet fiscal, les gouvernements cantonaux rejettent par conséquent un
changement de système qualifié d’«injuste, anticonstitutionnel et insoutenable
sur le plan financier».
Les décisions des divers cantons devraient être prises d’ici
mi-septembre 2003, car le délai de référendum échoit le 9 octobre. Pour être
valable, la demande de référendum doit être déposée par huit cantons. En cas de
succès, ce serait une première dans l’histoire de la Confédération qui, depuis
sa création, n’a jamais vu les cantons s’unir contre une décision fédérale. Le
canton de SG s’est prononcé immédiatement en faveur du référendum. Les
gouvernements des cantons de BE, LU, FR, SO, VD et VS ont déjà annoncé qu’ils
soumettraient la question à leur Parlement, en principe lors de sa prochaine
session .
- 2003, 21 juin : la Société suisse des propriétaires fonciers
se réjouit du paquet d’allégements fiscaux adopté par le Parlement. Son
assemblée des délégués a ainsi suspendu le lancement de l’initiative populaire
prévue sur l’imposition de la valeur locative et l’épargne logement. Leur
réactivation dépendra du sort du paquet d’allégements fiscaux contre lequel un
référendum a toutes les chances d’être lancé.
- 2003, 24 juin : le Grand Conseil bernois décide de soutenir le
référendum cantonal.
- 2003, 28 juin : l’Assemblée desdélégués du PS Suisse a
approuvé à l’unanimité une résolution de soutien au référendum des cantons
contre le paquet fiscal voté le 20 juin dernier par les Chambres fédérales. Pour
le PS, ce paquet fiscal est tout à la fois malvenu, anticonstitutionnel,
antisocial et hors de prix. Le PS suisse encourage par conséquent ses
parlementaires cantonaux à tout mettre en œuvre pour faire aboutir ce référendum
et les assure de son soutien.
- 2003, 3 juillet : un comité fondé à Berne par une coalition de
gauche lance un référendum contre le «paquet fiscal», indépendamment de celui
des cantons. Il a reçu le soutien de la Fédération alémanique de l'Association
suisse des locataires. Ce référendum est d'ores et déjà soutenu par les Verts
suisses, l’Union syndicale suisse USS et la coalition «A gauche toute!»
(Alternative Liste, Parti du travail/POP, SolidaritéS), ainsi que par les
mouvements écologistes de gauche SGA de Zoug et Basta de Bâle.
Le comité salue les efforts en vue d'un référendum cantonal,
mais pense que celui-ci restera incertain jusqu’à fin septembre.
- 2003, 28 août : les initiateurs du référendum populaire contre
le paquet fiscal lancent un appel à la mobilisation. Ils n’ont plus que quelques
semaines pour récolter des dizaines de milliers de signatures. La course aux
signatures a démarré, mais lentement : depuis juillet, seuls quelques milliers
de signatures ont été glanées à travers le pays.
- 2003, 1er septembre : un comité de parlementaires bourgeois
monte aux barricades et crée une plate-forme visant à influencer les parlements
cantonaux et le peuple si nécessaire.
Le comité comprend des parlementaires radicaux, UDC, PDC et
libéraux et veut donc lancer la campagne avant même les élections fédérales du
19 octobre.
Selon la conseillère nationale Barbara Polla (PLS/GE), la seule
raison qui motiverait un refus du paquet est qu’il ne prévoit aucune mesure en
faveur des entreprises. Il faudra diminuer leur fiscalité dès que les mesures
pour les propriétaires, les familles et dans le domaine du droit de timbre
auront été mises en vigueur.
- 2003, 5 septembre : l'Union des villes suisses (UVS) déclare
que la politique financière de la Confédération menace de plonger de nombreuses
communes dans une grave situation financière. C'est pourquoi elle soutient le
référendum des cantons contre le paquet fiscal. Son introduction conduirait à
une diminution des recettes pour les villes et les communes de l'ordre de 1,25
milliard de francs, a expliqué à la presse à Kloten (ZH) le président de l'UVS
Heinz Christen. Le plus grand manque à gagner est à imputer au nouveau système
d'imposition de la propriété privée.
- 2003, 16 septembre : le Grand Conseil du canton de VD accepte
en première lecture de s’associer au référendum cantonal. Le minimum requis
de huit cantons pour valider cette demande de référendum contre le paquet
financier est donc atteint, sous réserve de sa décision définitive en
seconde lecture.
Celle-ci intervient le 24 septembre à une large majorité, avec
77 voix contre 48 et 4 abstentions.
Dans l’intervalle, d’autres cantons se sont encore prononcés en
faveur du référendum.
- 2003, 22 septembre : le comité rose-vert salue l’aboutissement
du référendum cantonal mais celui ci ne modifie en rien sa stratégie. La gauche
et les Verts sont toujours dans la course pour faire aboutir leur référendum
populaire, pour lequel ils auraient déjà récolté 43'000 signatures. Pour la
gauche, le paquet fiscal n’est ni social ni juste. Selon eux, il est
inacceptable de diminuer les impôts pour les plus favorisés et d’économiser dans
les domaines du social et de l’environnement, comme le prévoit le programme
d’assainissement des finances fédérales.
- 2003, 26 septembre : compte tenu de l’aboutissement du
référendum des cantons contre le train de mesures fiscales 2001, le Conseil
fédéral propose aux Chambres un projet de loi visant à reporter au 1er janvier
2005 l'entrée en vigueur des modifications concernant l'imposition du couple et
de la famille et les droits de timbre, cela afin d’éviter les éventuelles
difficultés administratives.
La proposition du Conseil fédéral de repousser la date de
l’entrée en vigueur du projet est elle même soumise au référendum facultatif. Le
Parlement devra se prononcer au plus tard lors de sa session de décembre 2003.
Les nouvelles dispositions régissant l’imposition du logement ne
sont pas concernées par ce projet, car même si le peuple accepte le train de
mesures fiscales 2001, elles n’entreront pas en vigueur avant le 1er janvier
2008.
- 2003, 3 octobre : la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC)
annonce que les cantons
favorables au référendum contre le paquet fiscal devront
financer eux-mêmes la campagne de vote. La participation financière des cantons
devra être réglée indépendamment par chaque gouvernement cantonal. La CdC
fournira seulement un soutien administratif au futur comité de campagne.
Un comité de campagne sera mis sur pied après les élections
fédérales du 19 octobre. La CdC soutiendra la constitution de ce comité et lui
fournira ensuite une aide administrative et organisationnelle.
Le président de la CdC a par ailleurs exclu toute alliance entre
les cantons et les partis politiques.
- 2003, 4 octobre : lors de leur assemblée annuelle, les
délégués du PRD rejettent, par 138 voix contre 12, le référendum – accepté
jusqu’ici par onze cantons - contre le paquet fiscal.A cette occasion, le
Conseiller fédéral Villiger a mis le doigt sur « deux malformations de son
enfant » engendrées par le Parlement : le fait de relier les trois objets de la
réforme pour en faire un seul paquet, et la forme finale donnée au nouveau
système d’imposition sur la propriété, pour avoir voulu « l’argent et l’argent
du beurre ».
- 2003, 9 octobre (date-limite) : le référendum des cantons a
abouti. La votation populaire aura vraisemblablement lieu le 16 mai 2004.
(Pour les détails, cf. le chiffre 1.8 ci-devant)
- 2003, 9 octobre : le comité de gauche opposé au paquet fiscal
a réussi à mener à bien son référendum populaire, qui a lui aussi
abouti. Près de 61'000 signatures ont en effet été déposées auprès de la
Chancellerie fédérale, dont 56'284 ont été validées. Un peu moins d’un quart de
celles-ci a été réuni en Suisse romande. Outre les Verts, les socialistes,
l’extrême gauche, les associations de locataires et le syndicat des services
publics ont participé à la récolte des signatures.
Avec ce second référendum, le comité de gauche veut garantir à
la population « que non seulement les arguments des cantons seront pris en
compte, mais qu’un débat de fond sur ce projet antisocial sera mené ».
- 2003, 15 octobre : en réponse à une question émanant d’une
parlementaire, le Conseil fédéral relève qu’une actualisation des estimations
montre qu'à l'entrée en vigueur du train de mesures, le manque à gagner sera
globalement plus élevé que celui qui est prévu actuellement, y compris celui dû
au changement du système d'imposition de la propriété du logement. « Pour ce qui
est du manque à gagner dû au changement du système d'imposition de la propriété
du logement, le Conseil fédéral relève que le calcul de cette perte se fonde sur
l'analyse d'environ 300’000 déclarations d'impôt pour la période fiscale
1997/98. Étant donné qu'entre-temps, le produit escompté de l'impôt sur les
personnes physiques a augmenté, la perte de recettes augmentera aussi au moment
de l'entrée en vigueur du changement de système décidé par les Chambres. À
défaut de nouvelles bases statistiques, il n'est pas possible de chiffrer cette
augmentation. C'est la raison pour laquelle le Département fédéral des finances
a renoncé à établir des projections pour l'avenir, d'autant que le changement de
système ne devrait entrer en vigueur qu'en 2008.
« Pour ce qui est du manque à gagner probable pour les cantons
et les communes, le Conseil fédéral n'est pas en mesure de se prononcer: les
mesures à prendre (par ex. au niveau des barèmes pour les couples) différant
trop d'un canton à un autre. En outre, les cantons disposent d'une certaine
marge de manœuvre politique et financière pour aménager ces mesures. Enfin,
l'Administration fédérale des contributions ne dispose pas des bases
statistiques nécessaires pour estimer le manque à gagner des cantons et des
communes: seuls les cantons sont à même d'effectuer cette estimation. »
- 2003, 27 octobre : les cantons à l’origine du référendum
contre le paquet fiscal lancent la campagne. Ils sont prêts du point de vue de
l’argumentation mais doivent encore régler la question des fonds nécessaires à
leur croisade.
Aucune campagne commune n’est prévue avec les mouvements de
gauche qui ont aussi déposé un référendum populaire. La Conférence des
gouvernements cantonaux ne consacrera aucune partie de son budget à la campagne.
Selon ses estimations, une enveloppe de 2 à 2,5 millions de francs serait
nécessaire. Cette somme sera éventuellement fournie par les cantons impliqués,
mais les contributions financières doivent principalement venir de tiers.
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de la page
- 2003, 5 novembre : le Conseil fédéral annonce qu’il soutiendra
« avec réserves » le projet de train de mesures fiscales, contre lequel un
référendum a été lancé (votation populaire prévue en mai prochain). Selon Kaspar
Villiger, le gouvernement est en effet confronté au dilemme suivant : « Il est
satisfait des deux tiers du projet, à savoir la réforme de l’imposition de la
famille et la révision du droit de timbre, mais pas du dernier tiers, soit le
nouveau modèle d’imposition du logement … » dont les mesures d’accompagnement
décidées par le Parlement vont trop loin et heurtent le principe constitutionnel
de l’égalité des droits. De plus, une telle restriction de la souveraineté des
cantons va à l’encontre du fédéralisme, car la déductibilité des frais
d’entretien et des intérêts hypothécaires serait inscrite dans la LHID et ne
laisserait par conséquent aucune marge de manoeuvre aux cantons pour
l’aménagement de leur politique fiscale.
C’est pourquoi, en cas d’acceptation en votation du paquet
fiscal, le Conseil fédéral se propose de remédier aux problèmes induits au
niveau constitutionnel et budgétaire par le changement de système en proposant
des mesures correctives.
Cela permettra d’atténuer les conséquences financières d’un tel
changement et de revenir ainsi au cadre prévu initialement dans le message du
Conseil fédéral. Les cantons devront certes adopter le nouveau système, mais ils
devront être libres de fixer le montant des déductions prévues (déductions des
intérêts hypothécaires pour l’acquisition du premier logement, déduction des
frais d’entretien, déduction des réserves d0épargne affectées à la
construction). Le droit cantonal serait ainsi davantage pris en compte pour ce
qui est des points délicats.
(Pour les détails, cf. le chiffre 1.8 ci-devant)
- 2003, 1er décembre : plus de 100 parlementaires, issus des
rangs PDC, PRD, UDC et libéraux ont adhéré au comité « Soulager la classe
moyenne – Oui au paquet fiscal ». Pour ce comité, le paquet fiscal met en place
un système d’imposition plus juste et moins lourd. Il fait également office de
politique familiale et encourage l’acquisition d’un logement. De plus, la
modification de la loi sur les droits de timbre consoliderait la place
financière suisse.
- 2003, 3 décembre : le Conseil des Etats accepte par 29
voix sans opposition le report à 2005 de l’entrée en vigueur du paquet fiscal
2001 (cf. 26 septembre 2003).
- 2003, 17 décembre : le Conseil national accepte lui
aussi, par 143 voix sans opposition, le report à 2005 de l’entrée en vigueur du
paquet fiscal 2001. Il n’y a donc pas de divergence.
- 2003, 17 décembre : le groupe socialiste du Conseil national
dépose une motion (03.3616) demandant un « paquet fiscal II équitable et
financièrement supportable » en cas de rejet par le peuple du train de mesures
fiscales 2001.
En ce qui concerne notamment l’imposition de la propriété du
logement, ce nouveau projet fiscal devrait proposer la suppression de
l'imposition de la valeur locative et de la possibilité de déduire les intérêts
hypothécaires et les frais d'entretien (changement de système radical).
Ce nouveau train de mesures sera adapté aux perspectives
financières de la Confédération. Il tiendra compte en outre des incidences
financières sur les budgets cantonaux.
(Pour les détails, cf. le chiffre 1.8 ci-devant)
- 2003, 18 décembre : la modification de la Loi sur la révision
de l’imposition du couple et de la famille, du droit de timbre et du logement
reportant à 2005 l’entrée en vigueur des deux premiers volets de la réforme est
acceptée en votations finales, par 193 voix sans opposition au Conseil
national et par 40 voix sans opposition au Conseil des Etats.
- 2004, 7 janvier : l’Union syndicale suisse (USS) confirme
l’importance que la gauche attache aux votations populaires du 16 mai prochain,
qui devraient se révéler déterminantes pour le climat politique de la
législature. L’USS combattra le train de mesures fiscales, au nom des salariés à
bas et moyens revenus.
(Pour les détails, cf. le chiffre 1.8 ci-devant)
- 2004, 21 janvier : le Conseil fédéral décide que le paquet
fiscal sera soumis au vote du peuple le 16 mai prochain, soit en même temps que
la révision de l’AVS ainsi que les modifications constitutionnelles visant à la
hausse de la TVA de 1 point en faveur de l’AVS et de 0,8 % en faveur de l’AI.
Il est possible que d’ici la votation, le Conseil fédérale
modifie quelque peu sa position vis-à-vis du paquet fiscal, et transforme son «
oui mais » en un soutien plus clairement exprimé en faveur du projet.
- 2004, 11 février : le Conseil fédéral a redéfini sa position
au sujet du train de mesures fiscales. Il soutient dorénavant sans réserve le
paquet fiscal. Ce ne sera donc plus un «oui, mais» comme annoncé le 5 novembre
2003, mais un «oui tout court» et sans mesures de corrections, a déclaré devant
la presse le Président de la Confédération Joseph Deiss. En novembre 2003, le
Conseil fédéral avait en effet fait savoir qu’il soutenait dans ses grandes
lignes le train de mesures fiscales 2001, avec toutefois un bémol concernant les
décisions des Chambres relatives au changement de système d’imposition de la
propriété du logement, pour lesquels il se proposait d’apporter des mesures
correctives en cas d’acceptation du paquet fiscal par peuple. Finalement, le
Conseil fédéral renonce à présenter son propre projet de modification de
l’imposition de la propriété du logement. Cela pour faciliter la décision du
peuple et l’interprétation des résultats de la votation.
Le Conseil fédéral souligne en outre qu’il comprend les
objections émises par les cantons quant aux aspects constitutionnels,
fédéralistes et financiers de la réforme de l'imposition du logement.Dans sa
brochure explicative officielle en vue de la votation du 16 mai, le Gouvernement
rappellera notamment que le Parlement a introduit diverses mesures « qui vont
bien au-delà de ce que le Conseil fédéral avait proposé ».
De sorte que si le paquet fiscal est accepté par le peuple, le
Conseil fédéral «appuiera toute initiative constructive de nature à pallier les
inconvénients des mesures d'accompagnement liées au nouveau système
d'imposition. Comme celui-ci n'entrera pas en vigueur avant 2008, le temps
devrait suffire pour corriger le tir».
- 2004, 10 mars : la Société suisse des entrepreneurs (SSE)
recommande d’approuver le paquet fiscal. Les délégués de la SSE saluent tout
particulièrement les mesures de promotion de l’accession à la propriété. Selon
eux, la baisse d’impôt prévue donnera de nouvelles impulsions à la construction
de logements, car le paquet fiscal supprime les distorsions actuelles, encourage
le remboursement des dettes tout en récompensant la décapitalisation en vue de
construire une maison.
- 2004, 12 mars : l'Association suisse pour l'habitat est contre
le paquet fiscal. Selon elle, les
locataires ont tout intérêt à le rejeter. L'association, qui
regroupe 900 coopératives d'habitation et d'autres sociétés immobilières
d'utilité publique qui administrent environ 130 000 appartements, craint en
effet que les locataires devront supporter les milliards de pertes fiscales
engendrées. A ses yeux, le paquet fiscal est «une arnaque», particulièrement
pour les familles à revenu modeste.
- 2004, 16 mai : par 1'585'708 NON contre 821'683 OUI, la Loi
fédérale sur la modification d’actes législatifs concernant l’imposition du
couple et de la famille, l’imposition du logement et les droits de timbre (=
train de mesures fiscales ou «paquet fiscal») est rejetée en votation
populaire par 65,87 % de non. Le paquet fiscal n’a par ailleurs été accepté
dans aucun canton.
La participation au scrutin a été de 50,3 %.
2.15 Propositions déposées après le rejet du « Paquet fiscal » en
votation populaire
- 2004, 3 juin : le Conseiller national Aeschbacher dépose une
initiative parlementaire (04.436) invitant le Conseil fédéral à revoir la
fiscalité du logement en propriété. La législation sur l'imposition du logement
occupé par son propriétaire devrait être modifiée de sorte que, d'une part, la
valeur locative dudit logement ne soit plus imposée et, d’autre part, aucune
déduction (des intérêts hypothécaires, des frais d'entretien du logement, etc.)
ne soit plus autorisée.
- 2004, 18 juin : le Groupe de l’UDC du Conseil national dépose
une initiative parlementaire intitulée «Epargne-construction fiscalement
déductible : compétence aux cantons» (04.446), qui demande une
modification de la LHID de manière à donner une base légale à l'épargne-logement
déductible du revenu imposable, que les cantons pourront maintenir, voire créer
s'ils le souhaitent. Cela devrait entre autres permettre au canton de BL de
conserver les allégements accordés aux futurs propriétaires et auxquels il
devrait – sans modification – renoncer à compter du 31 décembre 2004, date à
laquelle le délai transitoire visé à l'article 72d LHID arrivera à échéance.
- 2004, le 18 juin : le Conseiller national Hans Rudolf Gysin
dépose également une initiative parlementaire (04.448) demandant une
modification de la LHID de manière à permettre aux cantons d'introduire une
épargne-logement bénéficiant d'un traitement fiscal préférentiel. En vue
d'accéder à la propriété d'un logement en Suisse, les contribuables pourront
ainsi constituer une épargne-logement liée, à condition qu'elle soit
exclusivement destinée à une première acquisition d'un logement occupé en
permanence par l'épargnant lui-même.
- 2004, 8 octobre : Le
Conseiller national Waltzer Jermann (PDC/BL) dépose lui aussi une initiative
parlementaire (04.475) demandant une modification de la LHID de manière à
permettre aux cantons qui le souhaitent d'introduire un plan d'épargne-logement
bénéficiant d'avantages fiscaux, de même que l’octroi d’un délai transitoire
approprié permettant aux cantons qui ont déjà introduit un plan
d'épargne-logement d'appliquer leur modèle sans entraves jusqu'à l'entrée en
vigueur définitive de l'adaptation correspondante de la LHID.
-
2005, 24 février : par 11
voix contre 8 et 5 abstentions, la CER-N décide de ne pas donner suite à
l’initiative parlementaire Aeschbacher (04.436) qui demandait une
révision de la fiscalité du logement (changement de système : abolition de
l'imposition de la valeur locative ainsi que de la possibilité de déduire les
intérêts passifs des dettes hypothécaires et les frais d'entretien). Selon la
majorité de la commission, tel que proposé par l'initiant, le changement de
système ne serait pas du tout favorable à l'accès à la propriété, la suppression
de la possibilité de déduire les intérêts et les frais d'entretien n'étant de
loin pas compensée par l'abolition de l'imposition de la valeur locative.
Le même jour, la CER-N a
par ailleurs traité de trois autres initiatives parlementaires ayant trait à la
fiscalité du logement :
04.446
– Groupe UDC
:Epargne-logement fiscalement déductible : compétence aux cantons ;
04.448
– Hans-Rudolf Gysin :
Epargne-logement pour les cantons. Modification de la LHID ;:
04.475
– Walter Jermann :
Modification de la LHID. Plan d'épargne-logement cantonal ;
qui demandent toutes les
trois la possibilité pour les cantons d'introduire un régime fiscal privilégié
pour l'épargne logement, tel que le connaît le canton de Bâle-Campagne. Par 13
voix contre 10 et 1 abstention (CN Jermann : 13 : 8 : 3), la commission propose
de donner suite à ces trois initiatives. Selon la majorité de la commission,
l'expérience faite dans le canton de Bâle-Campagne aurait démontré que le
traitement fiscal privilégié de l'épargne logement est un instrument efficace
pour favoriser l'accès à la propriété.
-
2005, 16 décembre : le
Conseiller aux Etats Kuprecht (SVP/SZ) dépose une motion (05.3864)
intitulée «Moins de dettes pour les personnes âgées. Nouveau système
d'imposition de la valeur locative» et qui charge le Conseil fédéral de préparer
un projet modifiant la LIFD et la LHID, projet qui abolira à tous les niveaux
l'imposition de la valeur locative du logement habité par son propriétaire. La
déduction des intérêts hypothécaires et la déduction pour entretien devraient
être en revanche maintenues, mais à des niveaux moins élevés qu'aujourd'hui.
- 2006, 1er mars : le Conseil
fédéral propose de rejeter la motion Kuprecht (05.3864 ; cf. 16 décembre
2005), car il considère qu'il n'y a pour l'instant aucune raison de procéder
à des modifications dans le cadre l'imposition de la propriété. De l’avis du
Conseil fédéral, la priorité doit en effet être accordée à l'imposition du
couple et de la famille ainsi qu'à la réforme de l'i mposition
des entreprises.
- 2006, 10 mai : par 97 voix contre 67, le
Conseil national refuse de donner suite à l’initiative parlementaire
Aeschbacher (04.436 ; cf. 3 juin 2004 et 25 février 2005) qui demandait
une modification radicale de la législation concernant l'imposition du logement
occupé par son propriétaire (= changement de système), à savoir d'une part
l’abolition de l’imposition de la valeur locative dudit logement et d’autre
part, la suppression des possibilités de déduction (des intérêts hypothécaires,
des frais d'entretien du logement, etc.).
- 2006, 20 juin : suivant en cela les
propositions de sa commission, le Conseil des Etats décide de classer
trois propositions déjà anciennes. Il s’agit des initiatives parlementaires
Maissen (98.458) et Bisig (99.413) ainsi que de la motion du
groupe radical du Conseil national (99.3066), qui demandaient toutes
trois une modification du système d’imposition de la propriété foncière
(changement de système).
- 2006, 20 juin : contrairement à l’avis du
Conseil fédéral (cf. 1er mars 2006), le Conseil des Etats accepte,
par 20 voix contre 18, la motion Kuprecht (05,3864 ; cf. 16 décembre 2005)
qui demande une refonte du système d’imposition de la valeur locative du
logement habité par son propriétaire. L’imposition de la valeur locative serait
abolie alors que la déduction des intérêts hypothécaires et la déduction pour
frais d’entretien seraient toutefois maintenues, mais à des niveaux moins
élevés.
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Morges, le 18 avril 2006
source : http://www.estv.admin.ch/data/ist/f/index.htm
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